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Mots-clés
Cancers du sein, cancer du rein, système
immunitaire, immunothérapie, lymphocytes T, antigènes
tumoraux, indoleamine 2,3 dioxygenase (IDO).
Domaine de recherche
Interaction entre le système immunitaire et les cancers du
sein et du rein
Les antigènes tumoraux sont définis comme
étant des protéines exprimées exclusivement
dans les cellules cancéreuses et exemptes de tissus normaux
dérivés d’organes importants. Plusieurs de ces
antigènes ont été identifiés
principalement chez le mélanome. Les antigènes en
général sont présentés aux lymphocytes
T sous forme de peptides (ou épitopes) par les complexes
majeurs d’histocompatibilité (CMH) de classe I et de
classe II.
Le but initial de ce projet consiste à identifier de
nouveaux antigènes tumoraux chez le cancer du sein en
utilisant diverses approches. Nous avons déjà deux
antigènes candidats identifiés, pour lesquels nous
recherchons des épitopes pouvant être
présentés par les CMH de classe I et de classe
II. De plus, nous étudions la diversité
des populations cellulaires immunitaires infiltrant les tumeurs, de
même que les mécanismes
d’immunorégulations intratumoraux.
Présentation des antigènes tumoraux par les
CMH de classe II
Nous étudions les mécanismes
régissant la présentation des antigènes
tumoraux par les CMH de classe II. Ce type de présentation
mène à l’activation des lymphocytes T CD4+, qui
sont essentiels pour obtenir une réponse immunitaire de type
cellulaire. Ce type de réponse implique les lymphocytes T
CD8+, qui sont également appelés cytotoxiques
puisqu’ils ont la capacité d’éliminer les
cellules cibles, comme les cellules cancéreuses.
Conséquence de l’expression de
l’indoléamine 2,3 dioxygénase (IDO) dans les
cancers humains
Les premières générations
d’essais cliniques en immunothérapies ont parfois
résulté en réponses cliniques convaincantes,
mais dans une faible proportion des patients : nous devons en
apprendre davantage sur les mécanismes
immunorégulateurs contrôlant la tolérance
immunologique face aux tumeurs. Un des mécanismes potentiels
pourrait être la protéine indoléamine 2,3
dioxygénase (IDO), dont la fonction est de cataboliser le
tryptophane, ce qui inhibe et neutralise les lymphocytes T
localement. Nous avons observé la présence de
l’IDO dans les tissus humains de cancers du sein et du rein.
Ce projet consiste à définir si l’expression de
l’IDO est fréquente et liée à une
réalité clinique, d’identifier les cellules qui
la produisent et de déterminer si les lymphocytes T sont
affectés par la présence de l’IDO. Si
l’IDO semble contrôler négativement les
lymphocytes T et potentiellement contribuer à la
tolérance immunologique, il sera approprié de cibler
cette enzyme afin de mieux contrôler ce mécanisme de
contrôle.
Banque de tissus du cancer du sein du Réseau de
recherche en cancer du Fonds de recherche en santé du
Québec (FRSQ)
Nous sommes gestionnaires de la banque de tissus du
cancer du sein du CHUM, une composante du Réseau de
recherche en cancer du FRSQ. Les échantillons mis
en banque sont les cellules mononuclées du sang, le plasma,
la pièce tumorale (lysat cellulaire brut, ARN total et une
partie congelée dans l’OCT) et la marge saine lorsque
disponible. Plus de 280 patientes ont été
recrutées. Les échantillons mis en banque sont
disponibles à la communauté scientifique.
Publications
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