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L’équipe du professeur Parker a étudié
la protéine TDP-43 (TAR DNA-binding protein) puisque les
formes mutées de cette protéine sont liées
à la SLA. Mais aussi parce que plusieurs maladies
neurodégénératives, dont la démence, la
maladie d’Alzheimer et la maladie de Huntington, sont
associées avec des amas inappropriés de cette
protéine au niveau des neurones. On connaît
très peu de choses quant au rôle de TDP-43 dans la SLA
et les autres maladies, mais l’équipe d’Alex
Parker a contribué à résoudre ce
mystère.
« Nous voulons savoir pourquoi la protéine TDP-43
mutée mène à la SLA, mais aussi comment la
protéine dans son état normal se manifeste dans ces
autres maladies », explique le chercheur.
L’équipe de recherche a étudié cette
question avec l’aide de C. elegans, un ver de un
millimètre de long qui a été
génétiquement modifié pour exprimer TDP-43
dans ses neurones moteurs. Ce qu’ils ont observé
est surprenant : C. elegans a sa propre version de TDP-43,
appelée TDP-1, qui est activée excessivement par la
présence de la protéine mutée TDP-43. Dans les
circonstances normales, TDP-1 joue un rôle important dans le
maintien de la santé cellulaire. Elle s’active en
réponse au stress cellulaire et s’éteint
lorsqu’elle a fini son travail de soulagement de ce stress,
ce qui permet aux cellules affectées de reprendre leur
fonctionnement normal.
Or, la présence anormale de protéines comme TDP-43 a
pour effet non seulement d’activer TDP-1 mais aussi de
prolonger son action de façon excessive. Ainsi,
l’effet typiquement bénéfique de cette
protéine devient toxique pour les cellules neuronales,
menant à leur mort ou à une perte de capacité
importante. Vient ensuite une perte progressive et
irréversible du fonctionnement neuronal. « Pour les
patients atteint de la SLA, ceci mène ultimement à la
paralysie et au décès » explique Alex
Parker.
Cette découverte suggère que l’activation
inappropriée de la protéine TDP-43
« normale » peut induire la SLA et d’autres
maladies et que les stratégies thérapeutiques visant
à limiter son expression pourraient être
bénéfiques pour les patients. «
Évidemment, nous devons valider la présence de ce
mécanisme chez les patients. Cependant, en se basant sur
cette hypothèse, nous avons déjà
identifié un certain nombre de médicaments qui
éliminent cette toxicité dans nos vers, alors je suis
très optimiste que nous sommes sur la bonne piste »
note le professeur Parker.
Renseignements
Richard Ashby
Directeur adjoint, information et développement
Centre de recherche du CHUM
514 890-8000, poste 14090
richard.ashby.chum@ssss.gouv.qc.ca
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