|
L’équipe du Dr Poitout s’intéresse au
récepteur des acides gras libres couplé aux
protéines G (FFA1/GPR40). Cette molécule joue un
rôle clé dans la stimulation et la régulation
de la sécrétion d’insuline, une hormone
produite par le pancréas, afin d’éliminer le
glucose excédentaire dans le sang et, par le fait
même, l’empêchant de devenir toxique.
L’équipe du Dr Poitout a démontré que le
glucose dans le sang stimule l’expression de ce
récepteur, ce qui, à son tour, induit la
sécrétion d’insuline lorsque les taux de
glucose et d’acides gras sont augmentés dans la
circulation, par exemple après un repas.
L’équipe de chercheurs a réussi à faire
la cartographie de la voie complexe empruntée par le glucose
afin de stimuler l’expression du récepteur et à
identifier les différents mécanismes
génétiques et cellulaires activés dans ce
processus. Ce phénomène contribue à maintenir
un bon équilibre entre la prise alimentaire de nutriments et
la production d’insuline. C’est
précisément cet équilibre qui est
perturbé chez les personnes atteintes de diabète de
type 2 (la sécrétion d’insuline est
déficiente) et qui mène à une panoplie de
complications chroniques.
Bien qu’une nouvelle génération de
médicaments antidiabétiques ciblant ce
récepteur fasse présentement l’objet
d’essais cliniques, on connaÎt encore peu de choses sur
le contrôle de ses niveaux d’expression. « Notre
recherche contribue à une meilleure compréhension de
la façon dont ces nouveaux médicaments
fonctionnent » explique le Dr Poitout. Notre but ultime
est de permettre aux personnes atteintes par cette maladie de mener
une vie en santé et dénuée des complications
associées au diabète de type 2 ».
Jusqu’à récemment, le diabète de type 2
apparaissait avec l’âge, mais touche de plus en plus
les jeunes en raison de l’augmentation de
l’obésité chez les enfants et les adolescents.
Cette forme de diabète est favorisée par une mauvaise
hygiène de vie (nourriture riche en gras et en glucides,
sédentarité, etc.). Le diabète de type 2 peut
parfois être maîtrisé en adoptant un mode de vie
plus sain et avec des mesures diététiques, mais la
prise quotidienne de médicaments est souvent requise.
L’Organisation mondiale de la santé estime que
d’ici 2030, plus de 550 millions de personnes seront
touchées par cette maladie,
A propos de
l'étude
Glucose
activates free fatty acid receptor 1 gene transcription via
phosphatidylinositol-3-kinase-dependent O-GlcNAcylation of
pancreas-duodenum homeobox-1.
Renseignements
Richard Ashby
Directeur adjoint, information et développement
Centre de recherche du CHUM
514 890-8000, poste 14090
richard.ashby.chum@ssss.gouv.qc.ca
|