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UNE APPROCHE UNIQUE AU MONDE
Soutenue par les IRSC, la Fondation canadienne du rein, le FRSQ et
la Fondation canadienne pour l’innovation, Shao-Ling Zhang
travaille sur un projet unique en son genre appelé
“Maternal Diabetesand Perinatal Programming of Kidney and
Cardiovascular Diseases”. Elle a observé que les
souris souffrant de diabète non contrôlé
pendant la grossesse, donnent naissance à des
bébés de petit poids et dont les reins
présentent de graves anomalies. Certains de ces
bébés, parvenus à l’âge adulte,
développeront alors de l’hypertension, de
l’obésité ou même du diabète;
c’est ce qu’on appelle la programmation
périnatale. « Un sujet fascinant et mystérieux
qui touche autant l’embryon que l’adulte »
dit-elle. Concernant une véritable problématique de
santé, les recherches dans cette voie pourraient aider
à prévenir les maladies chez les enfants dont les
mères ont souffert de diabète durant leur grossesse.
Et elle ajoute, « J’ai une fille et je me sens
concernée par le sujet. »
Shao-Ling Zhang a publié plusieurs articles pour
élucider les mécanismes reliés à ce
domaine de recherche et est récipiendaire de nombreux prix
récompensant ses travaux. Même si elle travaille
uniquement sur des modèles animaux, elle partage
régulièrement ses connaissances avec des
pédiatres et des néphrologues. Supportée par
la Fondation canadienne pour l’innovation depuis mars 2009,
Shao-Ling Zhang aspire à développer des outils de
prévention de l’hypertension et des complications
rénales liées au diabète de grossesse. Ce
financement, qui souligne le caractère innovant de sa
recherche,lui permettra d’obtenir des données robustes
pour comprendre quels facteurs prédisposeront à
développer des maladies rénales ou cardiovasculaires
à l’âge adulte.« Passionnée, je
suis toujours allée de l’avant dans ma vie »,
avoue-t-elle, comme en témoigne son parcours.
UN PARCOURS HORS DU COMMUN
Technicienne en néphrologie pendant huit ans, Shao-Ling
Zhang décide de reprendre des études
supérieures à l’Université de
Montréal. « Je connaissais bien la partie technique
grâce à mon expérience professionnelle en
néphrologie,ça m’a avantagée. Pour moi,
c’était comme franchir la porte de mon laboratoire
pour aller travailler dans celui d’un collègue !
» Sauf que son superviseur vit à Montréal et
elle en Chine !
L’adaptation s’avère difficile à cause de
la langue. « Parlant presque exclusivement le chinois,
j’ai beaucoup travaillé pour apprendre l’anglais
et le français en même temps et c’était
un immense défi. » Très soutenue, Shao-Ling
Zhang parvient à surmonter les obstacles de la langue et de
la culture et termine sa maîtrise et son doctorat,
récompensés de nombreux prix. Pourtant, elle ne
s’arrête pas là. « Je voulais me prouver
que j’étais capable de me réaliser en tant que
femme. » Grâce à une nouvelle bourse (IRSC) et
à sa détermination, elle poursuit un stage
postdoctoral à la Harvard Medical School. « Si vous
m’aviez dit qu’un jour j’irais là-bas, je
ne vous aurais pas cru. » Ce stage a permis à
Shao-Ling Zhang d’apprendre la rigueur et de retenir ses
leçons : étudier un important problème de
santé, se poser des questions pertinentes et tirer des
conclusions simples. Elle se souvient d’une idée
difficile à formuler et que sa directrice a su
résumer. « Deux mots qui disaient tout ce que je
voulais dire ! »
Aujourd’hui, Shao-Ling Zhang se dit fière de son
parcours et de sa persévérance. Selon elle, le
succès en recherche ne tient qu’à
l’esprit d’équipe et à la passion de
chacun des membres… sans oublier un petit brin de fantaisie
!
LES FEMMES : UNE AUTRE FAÇON D’ABORDER DES
CHOSES
« Les femmes se distinguent par la richesse et la nature de
leurs questionnements ». Les hommes, plus rationnels et moins
« émotifs », s’orientent vers des
objectifs différents. Loin de vouloir juger ces derniers,
Shao-Ling Zhang estime que les femmes apportent une dimension
unique et intéressante à la recherche fondamentale et
que la collaboration homme-femme potentialise les
résultats.

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